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Asthme équin : derrière le terme d’« emphysème », que se passe-t-il réellement ?

Toux chez un cheval asthmatique

Dans le monde équestre, le terme « emphysème équin » est encore très largement utilisé. Quelle écurie n’a jamais compté un ou plusieurs chevaux dits emphysémateux ?

Pourtant, d’un point de vue vétérinaire, ce terme est aujourd’hui impropre.

Chez l’humain, l’emphysème pulmonaire correspond à une destruction irréversible des alvéoles pulmonaires, le plus souvent liée au tabagisme ou à certaines expositions professionnelles (silice, poussières fines). Ce mécanisme n’est pas celui observé chez le cheval.

👉 La médecine vétérinaire parle désormais d’asthme équin, une maladie respiratoire chronique inflammatoire, dont la sévérité peut varier de légère à sévère.


Qu’est-ce que l’asthme équin ?

L’asthme équin est une affection respiratoire chronique caractérisée par :

  • une inflammation des voies respiratoires,

  • une obstruction partielle du passage de l’air,

  • une production excessive de mucus.


Les différents stades

On distingue généralement :

  • l’asthme léger à modéré, parfois discret, intermittent ou sous-diagnostiqué,

  • l’asthme sévère, anciennement appelé RAO ou « emphysème ».


Principaux symptômes observés

Les signes cliniques peuvent inclure :

  • toux chronique ou intermittente,

  • respiration abdominale marquée, surtout à l’effort,

  • intolérance à l’exercice,

  • écoulement nasal,

  • augmentation de la fréquence respiratoire.

Dans les formes avancées, on peut observer :

  • une ligne de pousse, liée à l’effort respiratoire chronique.

⚠️ Ces symptômes évoluent souvent par poussées, avec des périodes d’amélioration et d’aggravation.


Quelles sont les causes reconnues ?

L’asthme équin est considéré comme une maladie multifactorielle.

Les principaux facteurs impliqués sont :

  • l’inhalation répétée de poussières fines,

  • les moisissures, acariens, spores fongiques et endotoxines,

  • le foin sec, certaines litières, les environnements confinés,

  • les manèges poussiéreux (dont le sable sec), en tant que facteurs aggravants,

  • une prédisposition individuelle, à la fois immunitaire et génétique¹.

👉 Il est important de souligner que ces facteurs ne provoquent pas une destruction pulmonaire, mais peuvent aggraver ou révéler une inflammation respiratoire chronique déjà présente, parfois encore non diagnostiquée.


Asthme équin et allergie : un lien reconnu

Les recherches vétérinaires montrent que l’asthme équin implique souvent une réaction d’hypersensibilité du système immunitaire à des substances normalement inoffensives pour la majorité des chevaux.

C’est pourquoi la prise en charge vétérinaire repose sur :

  • un diagnostic précis,

  • des aménagements de l’environnement,

  • et parfois des traitements médicamenteux, tels que :

    • bronchodilatateurs,

    • corticoïdes,

    • antihistaminiques.

Ces traitements sont efficaces pour contrôler les symptômes et les crises, mais n’agissent ni sur les causes profondes ni sur le terrain de fond.


Et la désensibilisation allergénique ?

Dans certains cas, une désensibilisation allergénique spécifique peut être proposée, lorsque l’allergène est clairement identifié.

Les études rapportent :

  • une amélioration clinique chez environ 60 à 70 % des chevaux,

  • après 6 à 12 mois de traitement,

  • avec la nécessité de doses d’entretien à long terme.


Limites de cette approche

  • mise en œuvre complexe lorsque plusieurs allergènes sont impliqués,

  • principe basé sur l’habituation progressive de l’organisme à une substance identifiée comme problématique.


Agir sur le terrain global : confort et qualité de vie

Dans ma pratique, j’utilise la méthode Bye Bye Allergies comme approche complémentaire, en parallèle du suivi vétérinaire, avec pour objectif d’accompagner la régulation des réactions excessives du système immunitaire.

Cette méthode repose sur l’hypothèse qu’une allergie correspond à une réponse inadaptée de l’organisme face à une substance pourtant inoffensive, réponse pouvant être influencée par :

  • la sensibilité individuelle,

  • les facteurs environnementaux,

  • l’état du système nerveux et le niveau de stress.

    Séance Bye Bye Allergies pour un cheval

🎯 L’objectif n’est pas de se substituer aux soins médicaux, mais d’agir sur le terrain global, afin de réduire la fréquence et l’intensité des réactions.

Plus l’accompagnement est mis en place tôt après l’apparition des premiers symptômes, moins le nombre de séances nécessaires est important.Cependant, même lorsque les troubles sont anciens ou multiples, il reste possible d’agir sur le confort respiratoire et la qualité de vie du cheval.


👉 Pour en savoir plus sur cette méthode, vous pouvez consulter la rubrique dédiée ici.

Références

  1. Gerber, V. et al. Mixed Inheritance of Equine Recurrent Airway Obstruction.Journal of Veterinary Internal Medicine. 2009;23(3):626–630.

Pour aller plus loin

  • IFCE – Équipédia : Asthme équin

  • Vet Inside – Asthme équin et terminologie

 
 
 

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