2025 : une année de transition et de reconnexion
- Christine Fournier
- 17 déc. 2025
- 5 min de lecture
2025 est une année en 9 (en numérologie) : une fin de cycle, un temps de bilan… et pour moi, elle a vraiment porté cette énergie, parfois très fort. C’était intense, mais nécessaire. Je partage ici mon vécu, pas pour donner des recettes, mais pour montrer qu’un chemin est possible et peut-être vous donner envie de réfléchir au vôtre.
En vrai, cette transition a commencé bien avant.

Déjà en 2020 (année en 4, énergie de construction), quelque chose se mettait en place, doucement. Pendant longtemps, j’ai été retenue par les impératifs matériels et familiaux : rester dans l’armée jusqu’en 2025, assurer une stabilité pour mes enfants et mon couple… tout en me demandant ce que je voulais vraiment pour moi. Je ne savais pas encore que je suivais un cycle universel.
Au fil du temps, certains signaux intérieurs sont devenus impossibles à ignorer. Mon corps, mes émotions, me montraient que je n’allais plus dans la bonne direction. Heureusement, mes formations m’ont donné les outils pour écouter ces signaux à temps et éviter le pire.
Le développement personnel : ce que c’est… et ce que ce n’est pas
Le développement personnel, c’est à la mode, oui, et c’est le chemin que j’ai choisi. Pas dans le sens “il faut être heureux tout le temps”, ni dans l’idée que quelqu’un saurait mieux que moi qui je dois devenir. J’ai simplement compris que seule, je ne pouvais pas tout voir, et que la psychologie traditionnelle ne suffisait pas toujours (j'en ai fait). J’ai besoin d’explorer, de rencontrer, d’être bousculée, et les approches alternatives me permettent de découvrir des sphères différentes, m’offrant une richesse incroyable et des perspectives variées. Ma boussole, c’est moi. Moi seule décide d’où je vais, à quel rythme, et avec qui et quand je me trompe, j'en tire les apprentissages.
Les croyances reçues et les peurs héritées
En grandissant, j’ai compris que beaucoup de croyances que je portais n’étaient pas les miennes. Elles venaient des peurs et des blessures de mes parents, de leur histoire, de leurs limites. Comme beaucoup d’enfants, j’ai porté des valises qui ne m’appartenaient pas.
Aujourd’hui, j’ai appris à analyser ces héritages. Je vois combien ils ont modelé mes choix et mes peurs, mais aussi combien tout est possible quand on trouve en soi la force d’oser, et d’aller explorer ce qui nous attend derrière ces limites imposées.
L’armée : stabilité, responsabilités et éveil
Le moment où j’ai compris que l’armée n’était pas ma voie est arrivé seulement trois ou quatre ans après mon entrée. La vision idéale que j’en avais s’est heurtée à la réalité.
J’étais en couple, enceinte, et je ne savais pas encore où je voulais aller. J’ai choisi la stabilité, continué à avancer, un pas après l’autre. Comme beaucoup, je faisais mon travail pour remplir le frigo et assurer un minimum de sécurité pour ma famille.
Dès le départ, je savais qu’à vingt ans de carrière, je ferais une reconversion. Et mes enfants ont été mes meilleurs guides. Ils ont mis le doigt là où ça faisait mal, me faisant voir mes limites et mes réactions, parfois maladroites, parfois blessantes. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de me former à la parentalité, le début d'un chamboulement intérieur.
Les premiers outils : psychologues, formations, communication animale
J’avais déjà eu des suivis psy à différentes périodes de ma vie. Ils m’ont donné des outils, des clés de compréhension, mais ce chemin restait incomplet.
La formation en optimisation des ressources des forces armées m’a offert un prisme supplémentaire pour observer mes émotions et comprendre mes choix. Et puis, la communication animale est entrée dans ma vie. J’étais cartésienne, scientifique dans ma démarche et j’avais besoin de vérifier par moi-même. Expérimenter, observer, sentir, écouter… et constater que ça fonctionnait.
La kinésiologie : un espace pour explorer en profondeur
Lors de mes 10 séances obligatoires de kinésiologie, j’ai découvert des espaces que je n’avais jamais explorés. Je me souviens d’un exemple marquant : j’avais régulièrement cette sensation d’avoir “un chat dans la gorge”, comme si je n’arrivais pas à avaler certaines émotions, et cela devenait gênant au travail. En une séance, nous avons travaillé sur le lien émotionnel lié à cette sensation. Le lendemain, tout avait disparu. La seule fois où ça m’est revenu, je parlais de l’armée… et j’ai compris le lien.
C’est là que j’ai réalisé que le corps parle quand on ne l’écoute pas, et que chaque émotion mérite d’être entendue.

Trouver sa place et s’entourer
La formation m’a également offert autre chose : la sensation d’être enfin à ma place. Trois ou quatre jours par mois, je retrouvais des personnes avec qui je me reconnaissais. Des amies, pour certaines, qui sont devenus des repères précieux. Moi qui avais toujours eu du mal à tisser des liens durables, j’ai découvert la force d’un environnement où l’on peut s’exprimer librement et être soi-même.
Ces week-ends m’ont offert un souffle d’air, un espace pour respirer. Et les semaines au travail, souvent tendues et oppressantes, m’ont rappelé pourquoi ce chemin intérieur était si nécessaire.
Écouter ses émotions au quotidien
Aujourd’hui, écouter mes émotions est un chemin quotidien.
Quand l’agacement monte avec mes enfants, je peux le nommer, l’exprimer, comprendre qu’il ne s’agit pas d’eux mais de ce qu’ils réveillent en moi.
Quand la tristesse apparaît, je lui accorde du temps et de l’espace : méditation, danse, musique, ou simplement l’autorisation de pleurer.
C’est un travail de chaque instant, parfois inconfortable, mais profondément transformateur.
Le cycle féminin
Je me reconnecte aussi à mon rythme féminin, aux quatre phases qui le composent. Si ce sujet vous intéresse, dites-le-moi en commentaire : je pourrai lui consacrer un article complet.
Conclusion : nous sommes tous en chemin
On est tous en chemin. Chacun avance à son rythme, avec ses outils et ses rencontres. Et il existe forcément un moyen, une personne, un accompagnement, pour aider à traverser nos difficultés.
Ne restez pas seuls avec vos émotions, votre souffrance, vos interrogations. Osez explorer, osez demander de l’aide, osez rencontrer ceux qui peuvent éclairer un pas de plus sur votre chemin.
« On dit qu'il faut tout un village pour élever un enfant et je pense que s'élever c'est un chemin qui ne s'arrête jamais, même à l'age adulte. Il faut un monde vaste, varié, plein de rencontre, d'échange et de soutiens mutuels. C'est dans l'expérience, dans les regards croisés et les chemins des autres que l'on se découvre soi-même.
Et vous, quelle est votre histoire ? J’aimerais beaucoup la lire.
Le courage est dans les petits choix. Chaque pas compte.






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